35h

Avantage Salarié :
une rotation de personnel donc moins de chomage

Employer :
annualisation du temps de travail dans certains secteurs comme le batiment...
-salariés plus flexibles et plus productifs...
Plus de flexibilité, diminution des avantages salariale, salaires figées

Amenagement :
les majorations en salaires des heures supplémentaires
Le repos compensateur


La réforme des 35 heures est une mesure de politique économique française, mise en place par le gouvernement Jospin à partir de l'année 2000, par deux lois votées en 1998 et 2000[1],[2], fixant la durée légale du temps de travail à temps plein à 35 heures par semaine, en moyenne annuelle, au lieu de 39 heures précédemment. Afin de réduire l'impact négatif sur les entreprises, des allègements de charge ont été accordés en parallèle aux entreprises qui passaient aux 35 heures.

Selon l'INSEE, aucun autre pays de l'OCDE n'a mis en place une réforme similaire de réduction imposée et généralisée du temps de travail[3]. En Allemagne, où la durée du travail est fixée dans chaque branche professionnelle par une convention collective établie entre les partenaires sociaux (dans la limite de 48h/semaine en moyenne imposée par la loi), cinq branches ont une durée du travail de 35 heures hebdomadaires (Voir infra).

Inspirée d'une logique du « partage du travail », que la majorité des économistes jugent dépassée (voir Sophisme d'une masse fixe de travail), la réforme des 35 heures, en augmentant le coût du travail pour les entreprises[4], a réduit la compétitivité-prix de l'économie française. La réduction du temps de travail a été accompagnée de mesures de réorganisations au sein des entreprises qui ont augmenté la productivité horaire des salariés français, d'environ 4 % à 5 %, selon l'INSEE, et qui ont donc réduit partiellement l'effet négatif pour les entreprises[5].

Selon le programme du Parti socialiste, la réforme devait créer 700 000 emplois. Les analyses économiques de la réforme aboutissent à une création d'emplois à court terme et une destruction d'emploi sur les moyen et long termes (comme la demande de travail des entreprises est assez rigide à court terme, l'effet négatif de la hausse du coût du travail horaire ne se répercute que progressivement sur l'emploi[6]), et cela pour un coût important sur les finances publiques[7], donc augmentant le niveau d'imposition. L'INSEE estime la création d'emplois à court terme à 350 000 emplois, dont 150 000 dûs aux allègements de charges et 200 000 à la réforme. Une étude de l'INSEE de 2006 montre qu'à long terme, « compte tenu notamment du coût du financement [des] allègements de charges et de la dynamique du SMIC horaire induite par l'instauration des garanties mensuelles minimales », les lois Aubry ont détruit des emplois, « en dépit des importantes créations qui ont pu les accompagner sur la période 1998-2001[8] ». Selon l'INSEE, la loi a eu un impact négatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs[9].

Entre 1998 et 2001, la durée effective de travail a été réduite d'environ 2,6 heures[10]. Les professions libérales et les entrepreneurs individuels, dont les durées réelles de travail atteignent souvent des niveaux beaucoup plus élevés[11], ne sont pas concernés par cette durée légale. La réforme a eu des impacts sur le temps de travail de certains cadres, bien qu'ils ne soient pas soumis à une durée légale du temps de travail.

Pour les salariés concernés, la loi sur les 35 heures permet un contingent très limité d'heures supplémentaires. À partir de 2002, le régime des heures supplémentaires est progressivement assoupli avec une augmentation du contingent annuel (passage à 180 heures annuellement en 2002[1], à 220 heures en 2003[12]), sous le deuxième gouvernement Raffarin. La défiscalisation des heures supplémentaires, votée au sein de la loi TEPA d'août 2007, sous le gouvernement Fillon, encourage les heures supplémentaires[13].

La réduction du temps de travail est un phénomène progressif qui caractérise toutes les sociétés, et qui découle du progrès technique. Le progrès technique, en permettant une augmentation de la productivité horaire du travail (c'est-à-dire ce que produit un travailleur en heure), permet – sous l'effet des forces de marché, l'augmentation de la valeur ajoutée est partagée entre les facteurs de production capital et travail – une augmentation du salaire horaire réel des travailleurs (sur le long terme, le salaire horaire augmente au même rythme que la productivité du travail horaire), et partant, leur permet de réduire leur durée de travail : les employés choisissent en effet de répartir leur temps entre travail et loisirs, et une hausse de salaire horaire réel les incitera à travailler un peu moins[14] : on dit qu'ils font un arbitrage entre revenus et loisirs. Au fil des années, la hausse de la productivité du travail horaire a permis à la fois une hausse du salaire horaire et la réduction du temps de travail moyen.

La durée moyenne de travail est différente selon les pays, en fonction de leur niveau de progrès technique, mais aussi en fonction des préférences individuelles et collectives concernant le choix entre revenus et loisir.

La réduction du temps de travail peut se faire par libre négociation entre travailleurs et employeurs (c'est le cas des pays anglo-saxons), mais dans certains pays, dont la France, l'État fait le choix de réglementer la durée du travail. Ainsi, le gouvernement de Lionel Jospin, conformément aux promesses du PS lors de la campagne législative de 1997, a imposé autoritairement une réduction du temps de travail à tous les salariés.

La réduction du temps de travail fait partie des idéaux traditionnels de la gauche. Le socialiste Paul Lafargue avait plaidé pour une réduction dès 1880, dans son livre polémique Le Droit à la paresse et l'humaniste Thomas More, dans son livre l'Utopie, en 1516, était même allé jusqu'à fixer la durée idéale du temps hebdomadaire de travail à... 35 heures ! Les syndicats de salariés français ont lutté pour la réduction du temps de travail, mais les décisions furent prises par les gouvernements, de gauche généralement (voir congés payés et Temps de travail).

Le passage aux 35 heures figurait en 1981 dans le programme commun de François Mitterrand, qui, une fois élu, avait jugé préférable de ne pas mettre en œuvre ce changement. Martine Aubry, ministre des affaires sociales de Lionel Jospin, réalisera la mise en œuvre de la mesure phare du programme économique socialiste remise au goût du jour par Dominique Strauss-Kahn[15].

Les objectifs affichés par le PS pour le passage aux 35 heures étaient :

L'effet trivial escompté de la réforme était de partager un volume de travail donné au sein de la population active. La réduction de la durée du travail s'accompagnerait alors d'une création d'emplois. Ce point a été durement critiqué par les économistes, y compris par des économistes proches du PS comme Thomas Piketty[18].
La loi peut être une opportunité de relancer les négociations et le dialogue social afin d'optimiser l'organisation du travail et donc en définitive d'accroître la productivité de l'économie.
Sur le plan individuel, la mesure apportera du temps libre aux travailleurs, susceptible d'améliorer leur vie familiale, associative,... Elle est donc susceptible d'améliorer les conditions de vie, de santé de l'employé, mais aussi les conditions de vie de sa famille. Parmi les effets divers mis en avant, on été cités une réduction des dépenses de santé, une amélioration de la productivité par la santé, une « plus juste » répartition des tâches entre hommes et femmes au sein du foyer, une attention plus importante accordée à la famille (par ex. l'éducation de ses enfants, l'écoute et l'aide aux anciens...).

Projet général [modifier]
La réduction du temps de travail (RTT) est une politique mise en place par Martine Aubry, sous le gouvernement de Lionel Jospin, visant à réduire la durée hebdomadaire de travail avec l'idée que cela permettrait de créer des emplois et de relancer l'économie en France, pour lutter contre le chômage par le partage du travail (bien qu'il n'y ait pas partage des postes de travail eux-mêmes).

Avec un contingent d'heures supplémentaires fixé à 180 heures, la durée du travail maximale moyenne sur l'année, en l'absence de dérogation, est d'environ 39 heures[19]. Ce contingent n'interdit pas, comme dans le reste de l'Union européenne, un temps de travail effectif maximal de 48 heures sur une semaine isolée.

En 1848, la durée légale du travail était de 84 heures en France, puis de 40 heures en 1936, 39 heures en 1982, et 35 heures en 2002. Mais déjà en 1996, la Loi sur l'aménagement et la réduction du temps de travail (dite Loi Robien) mise en place par Gilles de Robien offrait une aide aux entreprises pour les inciter à appliquer cette politique (autour de 10% de charges sociales en moins dans le cadre de 10% d'embauches en plus). Dans les faits, rares sont les entreprises qui tentèrent l'expérience d'appliquer cette loi entre 1996 et 2002.

Sous le gouvernement Jospin, ces idées politiques ont donné lieu à une Loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail (loi n°98-461 du 13 juin 1998) ayant pour but de préparer le terrain et informer le patronat, puis à une Loi relative à la réduction négociée du temps de travail (loi n°2000-37 du 19 janvier 2000) pour fixer les règles d'application du passage aux 35 heures. Par exemple, les délais de passage aux 35 heures dépendaient de la taille de l'entreprise.

Le projet était de réduire la durée hebdomadaire du travail de 39 heures à 35 heures. Concrètement, le salarié peut continuer à travailler 39 heures, mais certaines heures supplémentaires qu'il effectue (4 heures par semaine) sont cumulées pour être utilisées sous forme de demi-journées ou de journées complètes de repos ("RTT"). Quoi qu'il en soit, la durée maximale de travail sur un an était de 1600 heures[20]. Elle est repassée à 1607 heures sur l'année en 2005 suite à la mise en place de la journée dite "de solidarité".

L'impact de la réduction du temps de travail reste incertain du fait de l'absence de recul historique. Ainsi une enquête de l'OCDE concluait en 2003[25] :

« Au total, les effets à court terme de cette mesure ont très probablement été positifs sur l'emploi. Dans une perspective de plus long terme, on peut craindre que cette politique de réduction collective du temps de travail pèse lourdement sur les finances publiques et qu'elle ait entamé le potentiel de croissance économique. »

Sont à prendre en compte dans l'impact économique des 35 heures la dimension financière, mais aussi la dimension sociale. Le stress généré par la réduction du temps de travail a pu être néfaste pour la santé de certains employés, tandis que d'autres ont au contraire pu ainsi profiter d'une meilleure qualité de vie.

L'opposition à la réforme critique le coût important de ce que la gauche française appelle un « progrès social », pour l'État et les entreprises.

Il convient de tenir compte des facteurs suivants, qui ne vont pas tous dans le même sens.


Impact sur l'emploi [modifier]

Bilan de la création d'emplois [modifier]
L'ambition d'origine du parti socialiste était de créer 700 000 emplois[26].

L'impact de l'application de la réduction du temps de travail est difficile à estimer, car il faut faire la part des autres mesures en vigueur (notamment les allègements de charges), des destructions d'emplois par les impôts et charges qui financent ces mesures, et du contexte économique général. De plus, l'impact varie en fonction de l'horizon temporel considéré : l'effet positif est immédiat, l'impact négatif sur l'emploi n'apparaît que progressivement[27]. Les études, toutes relativement prudentes, arrivent à des résultats différents. Elles ne permettent pas de trancher de manière précise sur le nombre de créations ou de destruction d'emplois résultant du passage aux 35 heures, ce qui laisse de la place à la controverse.

L'Institut de recherches économiques et sociales (IRES), géré par les syndicats de salariés français, parlait en 2002 de 500 000 emplois nets créés[28] :
Martine Aubry, l'instigatrice du projet, affirmait en février 2004, qu'« environ 400 000 emplois » nets avaient été créés, « hors hôpitaux et collectivités locales ». Le PS a officiellement repris ces chiffres. Dominique Strauss-Kahn estime pour sa part plus crédibles des chiffres de 200 000 à 250 000[réf. nécessaire].
Le Medef n'a pas fait ses propres études, mais reprend que « Les 35 heures n'ont pas créé d'emplois », que « Le coût par emploi créé est totalement déraisonnable. Pour les finances publiques, le coût annuel des 35 heures est évalué à plus de 15 milliards d'euros. Plus de 35 000 euros par an et par emploi créé »[29] (cela correspond, implicitement, à une création (brute ?) d'au plus 450 000 emplois), ou parle d'une création inférieure à 200 000 emplois[réf. nécessaire]
La fondation Concorde, repris par L'IFRAP, calculait en 2002 que les 35 heures ne sont directement responsables que de la création de 50 000 emplois, pour un coût pour les finances publiques de 10 milliards d'euros[30].
L'OCDE parle d'un bilan « incertain », « qui n'aura qu'une contribution modérée à la baisse du chômage » et, « dans les prochaines années, inférieure à celle des emplois-jeunes. »[réf. nécessaire]
L'INSEE estime maintenant (étude de 2006) que les lois Aubry auraient détruit des emplois, « en dépit des importantes créations qui ont pu les accompagner sur la période 1998-2001 », « compte tenu notamment du coût du financement [des] allégements de charges et de la dynamique du SMIC horaire induite par l'instauration des garanties mensuelles minimales »[31]. Le même organisme, en 2004, estimait les créations d'emplois à court terme à environ 200 000 (plus 150 000 emplois dûs aux allègements de charges et non pas à la réduction du temps de travail), emplois qui ne seraient pas permanents[32].

Les salariés passant aux 35 heures ont conservé leur salaire initial (payés 39 heures en ne travaillant que 35 heures) grâce à des subventions financées par la fiscalité, et à une modération des augmentations salariales. Ces subventions coûtent à la collectivité 16 milliards d'euros chaque année[33].

Les chiffres les plus optimistes quant à l'effet des 35 heures, soit près de Modèle:Unité400,000 créés, sont donc à relativiser. En effet, ce coût fiscal équivaut à l'embauche d'environ le double de personnes payées au SMIC, charges comprises (16 Milliards/(1254,28*12*1,4) environ 759 000 emplois). Cette réduction-là du temps de travail apparaît alors, non comme une perte nette, mais comme un réel manque à gagner, autant en terme d'emploi que de richesses[réf. nécessaire].

Certains adversaires de cette réforme au sein du Parti Socialiste français comme Pierre Larrouturou ont souligné le problème que ces subventions aient été versées sans conditions. En effet, selon eux, il aurait fallu que celles-ci ne soient administrées que si un certain nombre d'emploi avait été créé au sein de l'entreprise. L'avoir fait sans conditions aurait eu un effet comparable à une simple baisse d'impôts, vu que, sans obligation de réorganisation, la plupart des entreprises auraient converti ces aides en heures supplémentaires et non en emplois[réf. nécessaire].


Effets sur la productivité [modifier]

Compétitivité des entreprises [modifier]
Parmi les effets des 35 heures sur la compétitivité des entreprises on peut noter :

Un accroissement de coûts de main d'œuvre de 11,4% (39 heures/35 heures) [citation nécessaire], en raison de la réduction du temps de travail, sans diminution de salaire pour les salariés ou du coût des 4 heures supplémentaires hebdomadaires pour ceux qui ont continué à travailler 39 heures.
Une réorganisation des entreprises. Une partie des coûts supplémentaires ont donc été amortis par les gains de productivité, mais cette réorganisation a elle-même eu un coût, qui n'a pas toujours eu d'effet direct sur la compétitivité des entreprises.
Un effet de noria : les créations d'emploi ont porté sur des jeunes au salaire plus faible en début de carrière que celui des travailleurs remplacés[citation nécessaire].
Selon une étude comparative de l'INSEE portant sur la période 1997-2000, la compétitivité des entreprises ayant adopté les 35 heures, mesurée par la productivité globale des facteurs (capital et travail), n'a que faiblement reculé (de 3,7%) face aux entreprises restant aux 39 heures. On peut y voir une facilité d'adaptation des entreprises à ces nouveaux horaires, mais il ne faut pas négliger l'effet des allègements de charges accordés par l'État à ces entreprises, ainsi que le gel fréquent des salaires nominaux.

L'augmentation du nombre de dépôts de bilan reste délicate à interpréter. D'après certains, il s'agit d'un effet des 35 heures, alors que, pour d'autres, il n'est qu'une conséquence d'un manque de compétitivité de quelques entreprises que le passage aux 35 heures n'a fait que révéler plus tôt[réf. nécessaire].


Flexibilité des horaires [modifier]
La contrepartie pour les entreprises la plus souvent négociée est la possibilité d'avoir des horaires plus flexibles.

Ainsi, lorsque l'entreprise avait une variation d'activité, elle devait recourir aux heures supplémentaires ou au chômage technique (sauf accord d'annualisation). Les négociations qui ont suivi les lois Aubry ont généralisé les formes de modulation saisonnières du temps de travail ou les comptes épargnes-temps[réf. nécessaire]. Cette modulation des horaires a été rendue d'autant plus nécessaire que les heures supplémentaires étaient strictement plafonnée par ces lois.

En outre de nombreuses PME (commerçants, libéraux) ont dû diminuer le nombre d'heures d'ouverture au public de leur entreprise en raison de la limite à 1600 du nombre d'heures travaillées par an et de l'impossibilité financière d'embaucher un employé supplémentaire.


Productivité du travail [modifier]
Finalement selon l'OCDE sur la période 1990-1996, c'est-à-dire, avant la mise en place des 35 heures :

la productivité horaire du travail a connu un fort taux de croissance en France : 2,32% en moyenne par an contre 1,44% pour l'Union européenne et 1,95% pour l'OCDE. Ce taux de croissance annuel moyen n'avait été que de 1.63% sur la période 1990-1996[réf. nécessaire] ;
toutefois l'amélioration de la productivité horaire n'a pas été suffisante pour compenser la baisse du temps de travail. En effet, la productivité par tête a connu une croissance annuelle moyenne de 1,06% en France mais de 1,54% dans les pays de l'OCDE. De plus ce taux était en France de 1,13% sur la période 1990-1996[réf. nécessaire].

35 heures et natalité [modifier]
Le taux de fécondité a atteint en France en 1,97 enfant par femme, certains sociologues font le lien avec les 35 heures sans expliquer pourquoi le Royaume-Uni a connu presque la même augmentation passant de 1,63 en 2001 à 1,87 en 2006[34]. D'autres origines sont souvent pointées pour ce niveau élevé (prise en charge des enfants dès 3 ans à la maternelle, immigration élevée en provenance de pays à fécondité élevée (Turquie, Maghreb),...), sans oublier l'outre mer (à Mayotte la fécondité est supérieure à 4 enfants par femme). Par ailleurs aux USA le taux de fécondité est supérieur à celui de la France.


Conséquences pour les travailleurs [modifier]

Appréciation par les travailleurs concernés [modifier]
La RTT a aussi eu un impact profond sur l'organisation quotidienne du travail : dans les entreprises l'exigence d'amélioration des performances a entraîné un recours généralisé aux nouvelles technologies[réf. nécessaire] avec une mise en compétition des individus, des ateliers, des établissements en termes de quantité et qualité de la production. La vie familiale a été affectée par les nécessités de flexibilité accrue.

Il en résulte un bilan social contrasté dont témoigne des études de l'INSEE regroupées dans un Économie et Statistique[35] : « on remarque principalement l'augmentation du temps passé avec la famille (conjoint et enfants) et celui passé à se reposer ou à exercer d'autres activités domestiques, de semi-loisir ou de loisir. » « Inversement, la variabilité des horaires, l'atypicité des horaires de manière générale et son augmentation, la hausse des objectifs et l'impact défavorable de la RTT sur la rémunération influenceraient négativement cette satisfaction. »

La réforme a augmenté les inégalités entre salariés : « les études, tant quantitatives que qualitatives, tendent à mettre en évidence le renforcement des inégalités au travail au sein du salariat : entre catégories socioprofessionnelles, statut, âge et entre entreprises et secteurs d'activité[36]. »


Revenus [modifier]
Dans le cas particulier des salariés assujettis à des heures supplémentaires, le passage aux 35 heures a pu se traduire par une baisse de revenus globaux lorsqu'une part de leurs heures supplémentaires n'était plus décomptée de la même façon.

Selon une étude de l'INSEE portant sur la période 1997-2002, le pouvoir d'achat des salariés en haut ou en bas de la hiérarchie sociale a progressé très légèrement, mais a stagné ou reculé en son milieu. En effet, le pouvoir d'achat des ouvriers a connu une hausse de 0,8% en moyenne par an (essentiellement liée à l'augmentation du SMIC). Ce taux a été de 1% pour les cadres, mais de seulement 0,2% pour les employés, tandis que les professions intermédiaires ont souffert d'un taux négatif, de –0,2%. Afin d'expliciter cette mauvaise progression du pouvoir d'achat, l'INSEE relève surtout une décrue continue des primes liée à la renégociation de leurs modalités au moment de la mise en place de la réduction du temps de travail.

D'autre part, des accords sur la RTT ont parfois été conclus en échange d'un gel des salaires nominaux sur plusieurs années, ce qui dans un contexte d'inflation, même modérée, signifie un recul des salaires réels et du pouvoir d'achat.

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# Posté le mercredi 10 décembre 2008 06:30

Modifié le mercredi 08 avril 2009 01:25

Droit

Pendant une période transitoire - 3 ans pour les TPE et 1 an ½ pour les autres entreprises – l'assouplissement permet, sauf accord de branche plus contraignant, un horaire hebdomadaire effectif de 39 heures, sans autorisation particulière, puisque le contingent annuel passe de 130 à 180 heures. La majoration du taux horaire des 4 heures supplémentaires effectuées de 35 à 39 h est toujours de 10 % pour les TPE et de 25 % pour les autres (sauf accord de branche improbable sur une majoration plus faible). Le gain le plus significatif pour l'entreprise est donc l'économie de repos compensateur obligatoire au-delà d'un horaire de 39 heures : antérieurement, il était de ½ h par HS jusqu'à 130 h ; l'obligation de donner 1 h de repos pour 1 HS est maintenant reportée à la 181e heure.
L'harmonisation du SMIC par le haut est sans doute, parmi les dispositions nouvelles, celle qui aura l'impact le plus important. Elle est coûteuse pour les entreprises ce qui explique les allègements de charges prévus en compensation.
2. Ces modifications ne transforment pas en profondeur les dispositions de la loi Aubry. En effet :
- elles ne remettent pas en cause la durée légale du travail puisque toutes les heures effectuées au-delà de 35 heures sont considérées comme des « heures supplémentaires », même dans le cas où la majoration de salaire est limitée à 10 % ;
- les assouplissements accordés sont « transitoires » ; ils seront de nouveau examinés, dans 1 an ½ ou 3 ans selon les cas ;
- l'harmonisation du SMIC par le haut est, par contre, une mesure définitive, favorable aux bas salaires ; les entreprises qui supporteront cette augmentation obtiennent en compensation des allègements de charges.
Au total, les dispositions de la loi du 17 janvier 2003 sont très prudentes. Les raisons de cette prudence sont claires :
- ne pas toucher aux avantages acquis (les 35 h) ;
- équilibrer, autant que possible, les avantages et les inconvénients pour les partenaires sociaux (quelques assouplissements provisoires et allègements de charges pour les entreprises ; une revalorisation du SMIC pour les salariés).
On notera, en conclusion, que si la loi du 17 janvier 2003 n'a pas provoqué d'importantes vagues de protestations, c'est vraisemblablement parce que son impact est relativement limité.
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# Posté le mercredi 10 décembre 2008 06:12

Modifié le mercredi 08 avril 2009 01:25

ECO ENSE STRATEGIE DE CROISSANCE

Les strat de C st des ens de decision cpprdonné qui ont pr objectif d'accroitre la taille de l'ense (aug° de la retabilité présence sur de nvx marché, dvlpt de partenariat.

I ) Composante de la croissance

Caractéristiq de la C.

La C est au cours du tps l'aug des dimension (CA, effectifs, prod°, K propres) et le chgmts des caractéristiq des l'ense (techno financement ressource humaines, organisation)

Ense en C se caractérise par 3 indicateurs significatifs :
- Aug du Volume des facteurs (+ de main d'oeuvre, machine, Conso d'NRJ)
-Progression de la valeur des prdts commercialisé
-Progression des résultats obtenus ( aug° benef, capacité d'autofinancement =>argent servant a investir)

Element qualitatif caractérisant et conditionnant le dvlpt de l'ense :
-evo de la gamme de prodt
-perfectionnement de l'org° interne de l'ense
-Intégration d'innovation techno dans le processus de prod
-mise en pl d'une culture motivant d'ense, de remunération ( stock option, prime)

Qd caractéristiq du M requiere une taille critiq minimal la C pt etre une cond° de survie de l'ense. C. est indispensable pr les ense.

Ms la C. plus généralement constitue un moyen de réalisation des finalité de l'ense et de ses dirigeants.

Opportunité de la C

L'environnement marchant fourni des opportunité, perceptive de C varié à saisir.
- apparition de prdts nvx
-Opportunité de pénétration du M (gain de PDM en profitant de la faiblesse dun concurent, en mettant en place une strat de baisse des couts (délocalisation) ou strat de differenciation par la qualité (prix élévé, strat d ecremage) ou absorder d autre ense (fusion absorbtion)
- création de débouché nvx
-Création de besoins nouveaux
- C macro éco (aug° du PIB)

chaq nse dispose un potentiol propore de C lié a la qualité de ses ressources humaine de son financement a sa capacité d innovation et a son potentiel techniq


II) deux types de C

Croissance INTERNE

Ense grandit ss recourir a des regroupement fusion ms uniquement par ses propres moyens
Dvlpt ENDOGENE : C resulte des propres effort de l'ense qq quelle s associe ou se regpe ac d'autre firmes. Pt ê amélioration des unité de prod achat a lext autoprod d'immobilisation, autodvlpt des ressources.
Mode privilegié de C des PME

Expension horizontale ds le cadres des activité de l'ense => Spécialisation

Avtges :
-structure d'ense maintenu
-Ense indé au nivo de la gestion financier et indé culturel
-processus continu dc + maitrisable
-Evite les phase de réorg° / restructuration de l'ense et dc plan de licenciement

Incvnts :
-processsus de C plus long donnant aux concurrents du tps pr réagir
-Surtt pr PME et non gde ense
-Diversification difficile par manq de moyens
-maitrise difficile pr un domaine de compétence nvx
- vulnérabilité en raison de la dépendance à l'évo du M
Déséquilibre ds l'acquisation des diverse ressources pouvant entrainer des goulet d'étranglement

Croissance EXTERNE

Dvlpt Exogene : Bcp plus rapide et concerne gde ense
La C est obtenu par une acquisition extérieure des compétence et moyens d autre firmes. permet 1 dvlpt + rapide de la firme grace a un regpmt ou a une association ac d autre firme.
Ce type de C est complexe discontinu et pt prendre de multiple formes : fusion absorption acquisition de filliale

Permet de sorienter vers de nvx métiers => Diversification

technique societaire :
-constitution dune holding
-Fusion d ense
-Participation ds le K
-Constitution dune filliale commune

technique contractuelle :
-regpt d interet éco
-la franchise
-la concession
-la sous traitance

Avtges :
-amélioration rapide de la position concurentielle
-reduct° des cout et économies d'échelle
-rédution de la concurence
-recherche de complémentarité entre les ense réuni
-Meilleure controle d'une filiere des approvisionnement des débouché
-possibilité d acceder a de nvx métier, a de nvl techno, a des domaines nvx et compétence nvl
-diminution des risqu, l'activité est deja mise en pl

incvnts:
-besoin importat e L pr lacquisition
-Necessité de rebatir la culture d ense
-Risqu de perte d'independance de l'ense
-réog° parfois difficile pr l entité regrpé
-Opportunité parfois rare

C ext => moyen de nepas etre OPAble; qd on achete une ense on achete aussi ces filliales.
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# Posté le mercredi 10 décembre 2008 02:51

Modifié le mercredi 08 avril 2009 01:25

EVO DU SMI

Le Système Monétaire International a connu de profondes évolutions au cours du dernier siècle, alternant phases de stabilités et phases de profondes instabilités. De plus, depuis les années 70, un certain nombre de pays européens se sont engagés dans la voie d'une union monétaire en marge du système monétaire international.
On peut dresser le tableau suivant qui reprend les grandes phases de l'évolution du SMI.

Date SMI / Union Monétaire Européenne
1879 - 1914 SMI fondé sur le Régime de l'étalon-or : la valeur des devises est fixée par une parité fixe à l'or qui est le pivot des échanges monétaires internationaux.
Cette phase constitue une période de stabilité des changes centrée sur la domination de la livre sterling britannique.

1914 - 1939 Période de grande instabilité monétaire.
La livre perd son rôle central au détriment du dollar.

La crise des années 30 se traduit par des dévaluations compétitives à répétition des monnaies nationales et par une restriction des échanges liés à la mise en place de barrières protectionnistes dans les principaux pays.

1944 - 1970 1944 : Conférence de Bretton Woods qui marque le retour à une SMI stabilisé fonctionnant selon le principe du Gold Exchange Standard.
Une seule devise est convertible en or (le dollar) et les autres monnaies sont convertibles en dollar selon une parité fixe.

Il s'agit donc d'un système de change fixe dominé par la monnaie américaine

août 1971 suspension de la convertibilité-or du dollar qui marque la fin du système des changes fixes.
Les monnaies commencent à fluctuer et leur parité vis à vis du dollar est modifiée

Avril 1972 Création du Serpent Monétaire Européen : les pays participants limites les marges de fluctuations entre leurs monnaies à +/- 1.125 %
janvier 1976 Accords de la Jamaïque qui marque officiellement la fin du système de Bretton Wood puisque l'or est totalement démonétisé et que le système des changes flexibles est officialisé.
1979 Création du Système Monétaire Européen (SME) afin de limiter les variations de change entre les monnaies des pays européens appartenant à la CEE
1980 - 1985 politique du dollar fort qui conduit à une envolée du taux de change de la monnaie américaine.
septembre1985 Accords du Plaza entre les principaux pays développés pour faire baisser le cours de la monnaie américaine. Un début de coopération monétaire semble se mettre en place pour limiter les fluctuations des taux de change
février 1987 Accords du Louvres entre les pays du G7 pour stabiliser la parité du dollar.
juillet 1993 crise du SME qui se traduit par le flottement de la livre et de la lire qui quittent le SME. Les marges de fluctuations entre les monnaies européennes membres du SME sont élargies à +/- 15 %
1994 Crise monétaire au Mexique
1997 Crise monétaire asiatique
1998 Crise monétaire en Russie
1999 Crise monétaire au Brésil
1er janvier 1999 : les taux de change entre les monnaies européennes et l'Euro sont fixées de manière irrévocable

2002 Crise monétaire en Argentine
1er janvier 2002 : l'Euro devient la monnaie unique de 11 pays européens

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# Posté le mercredi 10 décembre 2008 02:42

Modifié le mercredi 08 avril 2009 01:24

LE SYSTEME DE BRETTON WOODS

Le Système de Bretton Woods tire les conséquences de la période de l'entre deux-guerres marquée par une absence de coopération monétaire internationale en terme de taux de change qui s'était traduite par des dévaluations successives des principales monnaies des pays développés engagés dans une véritable spirale de dévaluations compétitives.

De plus, ce système entérine définitivement l'hégémonie de l'économie américaine et donc du dollar au détriment de la livre Sterling et ne fait en ce sens que constater la perte d'influence des économies européennes suites aux deux guerres-mondiales. Principal vainqueur militaire de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis s'imposent comme la locomotive économique mondiale face à des pays européens ruinés par deux guerres successives.

Le Système de Bretton Woods tel qu'il a été défini en juillet 1994 repose sur les principes suivants :

Un système de change fixe reposant sur le principe du Gold Exchange Standard : Les parités des monnaies sont fixées par rapport à un étalon qui est l'or, mais seule une seule monnaie est convertible en or, le dollar

Une nouvelle monnaie internationale : Le dollar étant la seule monnaie convertible en or, il devient la monnaie de règlement des paiements internationaux. Cette convertibilité est garantie par le fait que les États-Unis détiennent en 1944 les trois quarts des réserves en or de la planète.

Des parités fixes :Les parités des monnaies sont fixes et ne peuvent varier que dans une fourchette de +/- 1 %. Les Banques Centrales ont l'obligation d'intervenir pour soutenir la parité de leur monnaie.

La création du Fond Monétaire International :Lors de sa création, le FMI se voit attribuer trois fonctions :
-une fonction de stabilisation des monnaies.
-une fonction de financement des déficits des balances des paiements via l'obtention de crédits.
-une fonction de recommandation auprès des pays ayant des déséquilibres de leur balance des paiements. Les pays bénéficiaires des prêts du FMI sont tenus de mettre en place des politiques d'ajustement structurelles.

La création de la Banque Mondiale : Cette institution internationale crée initialement pour faciliter la reconstruction des économies européennes a peu à peu réorienter sa mission vers le financement des pays en voie de développement.



Le système de Bretton Woods reposait sur le rôle central accordé au Dollar comme monnaie internationale, rôle central qui était lié à sa convertibilté-or fixée part une parité de 35$ pour une once d'or.

La remise en cause du système de Bretton Woods vient de la perte de confiance des agents économiques dans la valeur du dollar. Cette perte de confiance se traduit par des demandes de plus en plus importante de conversion des stock de dollar détenus par les Banques Centrales en leur équivalent en or, ce qui entraîne une diminution continue du stock d'or aux États-Unis.

En définitive, la détérioration du système de Bretton Woods provient de l'accumulation de dollars par les agents économiques au cours des années 60, qui s'est conjuguée à une diminution progressive des réserves d'or aux États-Unis.

Le 15 août 1971, face à l'accélération de la diminution du stock d'or de la Réserve Fédérale américaine, le Président Nixon prend la décision de dénoncer la convertibilité-or du dollar, ce qui marque de facto la fin du système de Bretton Woods. Dés fin 1971, le dollar est dévalué une première fois, et il le sera de nouveau en 1973. Les Banques Centrales des principaux pays européens décident alors de ne plus soutenir le cours du dollar et le système monétaire international bascule alors dans un régime de changes flottants.

Les accords de la Jamaïque conclus en 1976 définissent les modalités de fonctionnement de ce régime des changes flottants en supprimant les parités-or des monnaies mais en confirmant le rôle du FMI comme organisme de financement des déficits de la balance des paiements.

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# Posté le mercredi 10 décembre 2008 02:41

Modifié le mercredi 08 avril 2009 01:26